
0 aïtia
L'insuffisance d'un savoir fondé sur l'expérience physique du monde
1 theoretike Catégorisation de
continuums contractuellement complémentaires
2 sema Dépasser la théorie du sens
fondée sur le tiers exclu
3 ergon L'encours qualificateur
réalisant le potentialisé au monde
4 ontos Continuité existentiellement
in extenso sous-jacente des discontinuités individuées d'être, d'avoir
et de faire
5 metanoïa Le domaine de conciliation
entre credo, savoir, sophia
6 lexis Vocabulaire de métaphysique
moderne et bibliographie
POUR UNE MÉTASCIENCE
Parménide et l'action dévastatrice des
certitudes
Les connaissances du monde se limiteront-elles toujours aux protocoles de testabilité des phénomènes physiques?
La science représente l'enrichissement
incontournable des derniers siècles. Tant d'hommes y consacrèrent leur
vie avec abnégation et passion, que l'édifice en est devenu magnifique.
Est-ce cependant à devoir clore définitivement en son sein le domaine des connaissances? Que
le scientifique concentre sa recherche sur la matérialité du monde est
conforme à l'idée fondatrice visant une connaissance de la seule nature.
Mais ce faisant, l'académie peut-elle longtemps laisser leurs édifices à
l'abri des fissures pour cause de tenir le savoir à devoir exclusivement
passer par la preuve d'expérience, tout en considérant que la moitié de
l'humanité croyant de plus par entendement en une surnature appartient à des temps
révolus?
Afin de cultiver une droiture personnelle à se faire une opinion
impartiale, il suffit de remarquer que le savoir accumulé sur la physique du monde
colle à l'âge de la maîtrise de notre environnement matériel. Il s'agit
alors d'une attitude spécifique du modernisme:
cela qui constitue la
'pensée unique' guidant un travail d'époque. Aussi peut-on prévoir que, comme matrice du futur, les
technosciences d'aujourd'hui donneront naissance à une métaphysique
scientifiée se posant en tant que rationalité complémentaire de ce qu'on tient à
l'intérieur des frontières de l'activité expérimentale. Une métaphysique
scientifiée dont les retombées pourront concerner les progrès spirituels
d'être, dès lors que les réalisations consacrant aux avoirs à soi ne
seront plus primordiales ou soutenues par le mythe idéologique d'une croissance
économique sans fin.
Qu'en est-il de fait?
Une loi sous-jacente à la phénoménologie sociale semble le montrer: les œillères et les lunettes qu'on met pour observer et déduire ce qui
existe sont étroitement dépendantes des intentions qu'on à de limiter
nos participations du monde.
L'histoire de la philosophie vient confirmer cette correspondance entre l'interprétation de la nature et ce qui guide notre conduite. Au scepticisme des sophistes a correspondu une morale sophistique; l'atomisme de Démocrite et l'épicurisme qui s'ensuivit se poursuit chez les modernes en tant que morale hédonique consacrant au mieux l'activité humanitaire au partage équitable des biens matériels. Au panthéisme de Spinoza correspond la morale fataliste, et au panthéisme oriental correspond la morale ascétique.
Cela qui guide notre époque est typique
de notre appropriation environnementale. Une époque idéalement comprise à viser le
bien matériel de l'humanité. Ce qui fait une humanité encore séparée de la nature, à
n'en pas faire partie, puisque dans la doctrine moderne, c'est un cosmos
chosifié, étranger à la nature humaine, qui tourne autour de l'humanité.
Ce n'est plus le ciel astronomique qui gravite autour de notre planète,
ce n'en est pas moins encore une nature cosmique considérée comme uniquement
matérielle et appropriable qui tourne en quelque sorte autour de la nature humaine.
Dès lors, nous pouvons tenter de réfléchir à ce qui peut caractériser
une interprétation du monde pouvant succéder, comme stade de maturation
des consciences, au présent matérialisme. Après le pouvoir religieux
visant la survie individuelle au travers l'empire d'un moyen-âge
métaphysique par lequel le monde invisible était seul à exister vraiment, le
matérialisme scientifique vient naturellement en opposition doctrinale.
Que pourrait être le progrès de cette opposition historique, sinon de
regarder le monde en conciliant l'invisible et le visible, le spirituel au
matériel?
Entre une science axée sur le matériellement réalisé et une
métaphysique scientifiée de ce qui est donné à exister pour rendre
compte rationnellement du principe de faisabilité du monde en cours de
réalisation, on ne vise aucunement des appréhendements contradictoires,
puisque les limites dans l'un des aspects configurent précisément les
besoins compensatoires du développement dans l'autre aspect, dès lors
que les deux sortes, pour être lacunaires, ne peuvent que se compléter
sans pouvoir indépendamment prétendre à l'universalité.
Le schème d'une métascience conjoignant physique et métaphysique, réduit
à sa plus simple expression, est en ce que voici: Si les choses sont
aussi visibles que les êtres sont invisibles, ce sont cependant les
êtres qui font les choses, quand les plus profonds penseurs en ontologie
disent que l'être ne peut tenir son existence temporelle, que de sa
génération depuis des existants hors le temporalisé. La première de ces
prémices, savoir que ce sont les êtres qui sont responsables des choses,
représente toujours une conjecture indéfiniment repoussée pour ce qui
est de sa réfutation dans la preuve d'expérience scientifique, ou celle
de la condition corollaire: que des choses puissent advenir
d'elles-mêmes indépendamment d'agents spécifiques des actes d'être
(qu'on distingue des propriétés d'avoir). L'illusion du palpable donnant
la priorité, en référence au critère de tangibilité, au contenant sur le contenu, pourtant
dénoncée maintes fois et de multiples façons, est ce sur quoi s'appuie
la réification du présent matérialisme scientifique chosifiant le réel
comme advenant du formé, alors que, le plus rationnellement qui soit
dans l'accompagnement intellectuel complexifiant nos représentations du
monde, ce qui passe par des métamorphies n'est qu'à manifester les
choses: cela qui est causé avec effets attendus par des agents
spécifiques donne les êtres à l'origine de ce qui est. Disposition à
pouvoir contredire la transformation des choses depuis rien, leur néant
originel, autant que rendre intellectuellement viable le continuum des
discontinuités quasi indéfinie des transformations, évolutions et
progressions faisant relativement être et avoir au monde, sous-jacent de
celui d'une existence continue, corrélativement sans attribution
possible.
Dans la logique des significations examinées à l'éclairage de la
théorie des ensembles et des systèmes de fonctions, une métaphysique
scientifiée permet:
— de dépasser les clôtures mentales opposant ce que l'on peut savoir
dans les limites du déjà réalisé au monde, à cela qu'on peut croire à
partir d'immenses potentialités;
— et, en prenant en compte l'existence de trois continuums (physique,
psychique, spirituel) complémentaires entre eux étant fonctionnellement
reliés, de prévenir le paradigme physicaliste de la génération spontanée
depuis rien à l'origine des présentes théories cosmologiques.
|
AÏTIA 244 pages, 1100 Ko,
ISBN 2- 9504817-1-X (vol.0)
la jaquette du livre pour la
version imprimée
L'insuffisance d'un savoir fondé sur l'expérience physique du monde.
Force est de considérer plusieurs sources de connaissance. L'expérience
commune vient la première. Toujours acquisition individuelle, ne se
prêtant pas à description, souvent informelle, elle se transmet
difficilement hors initiations et apprentissages. Ensuite le savoir
scientifique qui vise la systématique descriptive et les explications
théoriques des cas particuliers dans l'observation et l'expérience. Ce
savoir trouve ses limites avec le champ des observables qui sont seuls
mesurables. Échappe donc à la science la connaissance des causes
premières, autant que celle des finalités. Conséquence, on ne peut
scientifiquement relier les progressions cosmiques à son entièreté
—réalités réalisées et potentialités de réalisation—, et encore moins
saisir l'unicité de l'Univers devant succéder à la présente instance
performative de réalisation depuis d'innombrables transformations
métamorphiques épuisant progressivement des potentialités de
progression. Aux fins de dépasser en science les cas particuliers faits
des discontinuités discrètes d'être, d'avoir et de faire, nous avons à
construire une métaphysique scientifiée pour pénétrer le continuum des
continuités existentielles, complémentairement aphénoméniques.
Cette ouverture de pensée hors le mesurable et le descriptible s'appuie
sur l'analysé et le déduit pour considérer, par les moyens de
l'induction et des synthèses, la complexification aboutissant aux
universaux, par le produit conceptuel desquels passent des
représentations ontologiques. Ce Cahier 0 constitue, sous forme
de réquisitoire sur l'insuffisance du moyen scientifique, l'introduction
au propos d'une métaphysique moderne, quand les Cahiers qui suivent en
proposent les bases. ![]()
|
THEORETIKE 228 pages, 1700
Ko, ISBN 2- 9504817-1-X (vol.1)
la jaquette du livre pour la
version imprimée
Catégorisation
de continuums contractuellement complémentaires.
Dans ce Cahier 1 sont tentés des rapprochements entre les plus
modernes instruments de l'intellection à permettre une nouvelle lecture
des événements du monde.
En première partie on traite la définition du propos
depuis un modèle des référents de la représentation mentale et des
fondements de leurs inférences logiques. De manière nouvelle, on établit
un système de références intellectuelles sur le principe de la
contractualité des moyens fondés sur leur irréduction, ainsi que sur la
notion d'ordre dans l'apparition des connexions attributives spécifiques
de l'encours des connaissances.
En seconde partie, on introduit les implications
épistémiques fondant ce qui existe nécessairement de façon
inconditionnelle, complémentairement aux possibilités limitées et
relatives de varier des choses de notre expérience, depuis une
application de la théorie des ensembles aux domaines métaphysiques du
réalisé.
Des annexes éclairent la rationalité du concept.
Notamment en ce que la représentation quantifiable du monde édifie
seulement le principe d'ensemblement des individuations matérielles,
noétiques et spirituelles, dans le continuum des pluralisations d'être,
d'avoir et de faire, depuis le principe de substantialisation des
stratifications de la réalité en cours de réalisation, dont la
complémentaire ensembliste —étant appliquée au continuum unicitaire,
atemporel, non spatial et immanent d'existence—, pose le principe de non
séparation. ![]()
|
SEMA 196 pages, 1200 Ko,
ISBN 2- 9504817-1-X (vol.2)
la jaquette du livre pour la
version imprimée
Dépasser la théorie du sens fondée sur le tiers exclu.
Ce Cahier 2
traite du fondement de nos attributions et des limites du signifiable
que suppose toute activité qualificatrice. On y montre que la sémiotique
deviendra progressivement aussi indispensable que les mathématiques afin
de dépasser un savoir fondé sur la seule expérience physique de notre
environnement.
Comme résultat d'une réflexion sur le domaine de la sémiotique, on y
fait apparaître certaines conséquences de l'application au domaine de la
logique multi-ordinale (lois de commutativité entre termes thétiques).
Cette logique permet en effet de dépasser les limites du langage naturel
en vue d'établir des concepts métascientifiques.
Il y a un parallélisme entre nombres et sèmes qui conduit à édifier le
domaine sémiotique sur des présupposés communs. Le concept de
complémentaire ensembliste des sèmes nous met alors dans une disposition
propice à élucider des aspects de la problématique du statut des
signifiés dans une suite indéfiniment enrichissable des sémanticités.
Pour finir, on introduit la notion de tiers inclus et la fonction de
dérivation triadique des sens.
![]()
|
ERGON 276 pages, 1400 Ko,
ISBN 2- 9504817-1-X (vol.3)
la jaquette du livre pour la
version imprimée
L'encours qualificateur réalisant le potentialisé au monde.
Sous ce
titre, on entrevoit la notion correspondant au statut de compétence
attendue du monde, comme suite normale des instances performantes
épuisant progressivement les potentialités de perfectionnement à
l'Univers. Le statut finalitaire est compréhensible ainsi que le
continuum advenant de la rencontre entre les multiplicités discrètes
(finies et relatives) d'être, d'avoir et de faire, avec la continuité
existentielle, qu'on se représente complémentairement absolue, autant
qu'infinie, pour être non spatialisable, ni temporalisable.
On étudie ici, au travers la systémique, l'organisation de ce qui est
disposé, arrangé, ordonné, en vue d'une fonction visant l'unicité du
tout issue de la totalité du séparé et son moteur. Instance qui va d'une
entropie infinie du donné existentiel aux transformations cosmiques, à
une entropie nulle par épuisement des potentialités d'organisation.
L'entropie infinie est supposée coïncider à la dispersion indépassable
du contenu existentiel se prêtant à phénoménologie (sans propriété et d'attributivité
nulle) que l'on situe à l'origine des transformations performatives.
L'entropie nulle de l'univers suppose la formation d'une ultime
individuation cosmique intégrant les strates précédemment échelonnées en
son microcosme. Une finalité processuelle devant statuer l'origine
compétente de l'Univers après son instance performative de réalisation
au travers des organisations de plus en plus complexes.
Dans l'encours réalisateur, déployé présentement sous nos yeux jusqu'aux
confins du cosmos, apparaît bien se trouver mobilisées toutes sortes
d'énergies. Énergies physiques, bien sûr, mais aussi psychiques et
spirituelles. Le constat d'organisation progressive des individuations
en chacune des strates de la nature fonde alors une connaissance des
fonctions actantes qui sont contractuellement interdépendantes des
stratifications endo-exocosmiques.
![]()
|
ONTOS 264 pages, 1500 Ko,
ISBN 2- 9504817-1-X (vol.4)
la jaquette du livre pour la
version imprimée
Continuité
existentiellement in extenso sous-jacente des discontinuités
individuées d'être, d'avoir et de faire.
Nous sommes si coutumiers d'objectiver l'espace par la mesure des
distances relatives et le temps par celle des successions entre les
événements mesurant des variations de notre environnement, que nous
avons peine à apercevoir qu'existent d'autres continuums.
C'est en partant de 3 catégories de spatialisation logiquement
complémentaires et 3 classes de temps, induites comme fondamentales
depuis le constat de notre propre continuum que, par échange au niveau
des interfaces, nous pouvons concevoir 4 catégories mixant les
premières. Et si l'on compose entre elles ces 7 classes de temps aux 7
classes d'espaces, il résulte 49 continuums possibles à l'Univers des
univers. Comme les catégories fondamentales sont signifiantes depuis des
attributions spécifiques et exhaustivement complémentaires, leurs
interfaces, ainsi que leur compositions, deviennent également
significatives.
La notion de continuums multiples est primordiale dans les prémices du
propos métaphysique, en ce que pénétrer par la pensée ce qui est
susceptible d'exister et d'être autrement ne se peut bien que dans la
mesure où l'on en distingue logiquement les spécificités.
![]()
|
METANOIA 88 pages, 430 Ko,
ISBN 2- 9504817-1-X (vol.5)
la jaquette du livre pour la
version imprimée
Le domaine de conciliation entre credo, savoir, sophia.
Tenir
l'Univers sans raison d'être et arrivant de façon stochastique ne peut
se trouver sans contradiction qu'en référence à l'imposture épistémologique de
faire comme si l'activité scientifique pouvait être neutre et
spectatrice du monde, l'observateur étant à n'en pas faire partie. Même
le terme "raison", subordonné au raisonnement rationnel, rend compte de
ce que l'activité savante ne peut que transcrire l'effet attendu d'une
communauté mue par une volonté qualificatrice forcément orientée: ce qui
caractérise les raisons de la raison.
C'est sur fonds de glorieuses reliques physicalistes du dernier siècle
que sont enseignées dans les universités les conventions
traduisant la croyance de ce que choses et êtres se génèrent au hasard
des réactions (matière), et des conditionnements (vie). Chacun a en
effet la capacité de discerner que des mobiles sous-jacents aux
transformations du monde ne peuvent pas plus tomber sous
l'instrumentation technoscientifique, que ne peuvent ressortir
objectivement des cinq sens corporels les intentions de tout autre que
soi à anticiper des actes. Tout comme pour la connaissance du but visé
par autrui, une activité avec effet attendu échappe inévitablement aux
œillères du présupposé d'objectivité.
Du fait que les questions QUI et POURQUOI ne sont pas réductibles à QUOI
et COMMENT, l'évitement du métaphysique en épistémologie ne peut
qu'affaiblir la vérité des déductions scientifiques. D'où le besoin d'un
cadre de pensée nouveau reliant credo, savoir et sophia afin de dépasser
les candeurs doctrinales spécifiques du label de scientificité de notre
époque. La force du futur est là qui sape déjà une certaine forme
d'impérialisme de ces idées reçues réduisant le concept d'existence aux
seules considérations objectives établies sur le principe de
transformation sans fondement ontologique et sans raison d'être soi dans
un monde donné lui-même sans raison d'être.
Metanoia: acte de transcender la clôture mentale jusqu'à permettre le
changement de conscience ouvrant sur l'aperception se situant au delà
l'intellection, avec le résultat de pouvoir gérer de nouvelles
stratégies qui appartiennent au futur. Il s'agit de concepts innovants
et de nouvelles manières de considérer les choses, proposés à
l'entendement de personnes ne rentrant pas dans le cadre du standard
universitaire contemporain par lequel on se suffit d'amplifier et
d'enrichir des acquis ne servant bientôt plus que les valeurs marchandes
d'une certaine mondialisation.
![]()
|
LEXIS, 208 pages, 1000 Ko,
ISBN 2- 9504817-1-X (vol.6)
la jaquette du livre pour la
version imprimée
Vocabulaire de métaphysique moderne et bibliographie.
On a pour habitude de
tenir, depuis L. Wittgenstein, qu'un mot trouve sa signification par le
contexte, montrant ainsi que les dictionnaires, en se référant aux
usages les plus généraux satisfaisant des emplois présumables,
n'éclairent que les possibilités signifiantes à l'intérieur du discours.
Il apparaît congru de considérer à la suite de cette disposition que le
lexique et la syntaxe, comme procédés de moyens, doivent servir les
œuvres articulant de la créativité, et non l'inverse: l'auteur servant
les normes et les standards que les institutions consacrent. À l'exemple
de ce qui constitue le moyen du poète, en science, une langue policée
réduit le travail d'auteur au moule d'un héritage culturel.
Le propos d'une métaphysique scientifiée étant novateur, les définitions
dans Lexis concernent souvent des termes connus, mais
considérés dans leur application aux propos d'une métascience. Aussi le
dessein n'étant pas ici de transmettre un savoir reçu et conforme aux
présupposés contemporains, sont portés à la sagacité du lecteur des
concepts encore sans modélisation. Ils sont formés sur base d'idées
pouvant promouvoir du sens, mais à n'avoir pas encore de termes convenus
à les étiqueter. Pour dépasser ainsi la définition des significations
usuelles, le moyen retenu consiste à renvoyer certains concepts aux
paragraphes les donnant comme membres d'une famille de sens apparentés.
Du rapprochement entre plusieurs significations apparaissent alors des
complexes sémiotiques aux fins d'évoquer l'innovant depuis ce qui est
coutumier. C'est le cas par exemple des significations ressortant de
termes multi-ordinaux se moulant encore malaisément dans les langues
naturelles. ![]()
|
POUR UNE MÉTASCIENCE. 936
pages, 5200 Ko, ISBN 2-9504817-2-8
la jaquette du livre pour la
version imprimée.
Cette publication regroupe en un seul volume les précédents Cahiers,
avec quelques compléments, mais sans le lexique de la définition des
termes (voir supra).
![]()
Parménide et l'action dévastatrice des
certitudes: un simple commentaire des fragments de Sur
la vérité au motif d'une prospective épistémique. Une étude en
guise d'introduction sur la manière de réfléchir dans un contexte
métascientifique, ou hors la limite contemporaine d'une clôture mentale
réduite à la preuve d'expérience.
![]()
Apprendre à réfléchir
dans l'autonomie de soi est depuis toujours la meilleure école pour
s'émanciper du collectivement convenu. Le convenu, c'est le
collectivement admis aux fins d'agir de concert en vue des réalisations
du travail spécifique à l'époque, depuis des œillères isolant son
contexte de la suite des évolutions. En pratique, l'adoption d'une
pensée unique génère nos adhésions à des croyances et des savoirs
culturellement considérés comme étant universels, absolus, définitifs.
On s'y suffit alors d'exclure ce qui en diffère. Quitter le terrain des
idées reçues et du prêt-à-porter intellectuellement standardisé,
n'entraîne aucunement de renier le camp de ceux qui croient, pour
rallier celui de ceux qui savent. C'est avant tout affranchir notre
pensée des incitations de conformité pouvant insidieusement maintenir
nos mentalités dans les limites de clôtures doctrinales, la créativité
humaine ne pouvant se réduire aux produits des spécialistes diplômés.
Le projet métascientifique est dans l'air du temps en ce que, par son
moyen, le concept de nature inclut, à n'être pas séparable, l'entièreté
des domaines phénoménologiques, c'est-à-dire pas seulement les
phénomènes physiques conduisant aux propriétés de la matière, mais
également les phénomènes du domaine des réalités psychiques conduisant à
qualification, et celui des réalités spirituelles par lesquelles se
forment nos intentions. En sorte que, regardé ainsi qu'un tout
fonctionnellement inséparable, on puisse viser la contractualité dans
les effets entre non seulement les phénomènes physiques (réactions
desquelles arrivent les propriétés matérielles), mais encore la
phénoménie psychique comme activité qualificatrice dans la nature (pour
ne pouvoir établir que l'observateur scientifique est isolable du procès
participant de la réalisation du monde); et à ne pas même exclure des
phénomènes spirituels (proaction valorielle décidant des finalités
passant par le voulu). C'est de plus, pour ne pas évacuer des
antécédents ontologiques nécessaires aux possibilités réalisatrices
qu'on vient de voir, concevoir le domaine de la nature en interface
d'une surnature qui se pose à l'encontre complémentairement aphénoménique:
cela qui existe en soi sans nécessité de manifester son existence (qui
est conséquemment par principe sans attributions particulières, ni dimension relative),
et donc sans passer par un devenir personnel et des acquisitions
particulières comme ce qui advient dans notre continuum en instance de
réalisation performatrice.
La méthode explorée? En considération du préalable intellectif ainsi avancé, ce qui s'avère le plus efficacement productif se dégage et s'émancipe des implications examinées dans la seule logique aristotélicienne du tiers exclu soutenant les magnifiques instruments de la théorisation des mesures et quantifications scientifiques. Pour l'essentiel, une logique d'inclusion est en effet seule porteuse du sens des choses et de la raison des événements. Mais par incidence, la logique d'exclusion ne peut être qu'analytique à circonscrire des états du déjà effectué. C'est ce qui discrimine les deux aspects du même que sont le qualifiable et le quantifiable. Par le moyen d'une logique d'inclusion, il devient possible de conceptualiser le travail ressortant de l'imbrication de choses différemment parcellisées, comme conduisant, de strate en strate entre microcosme et macrocosme, la progressive complexification de la réalité, à partir du principe d'intercomplémentarité dans le tout de l'individuellement séparé.
Tout
peut être en référence à l'indéfinité spatio-temporelle de notre
continuum spécifique des pluralisations quasi indéfinies d'être, d'avoir
et de faire. Mais cela n'autorise aucunement de croire en n'importe
quoi. Car ce qui est ainsi possible ailleurs et en d'autres temps,
relativement à l'écoulement indéfini dans le temps d'une expansion sans
limite dans l'espace, paraît directement en rapport de complémentation
aux impossibilités de ce qui est restrictivement déterminé ici et
maintenant (l'actualisé). Ce postulat a l'avantage d'affranchir la
spéculation rationalisée appliquée au domaine de la métaphysique, du
principe de preuve phénoménologique particulier au domaine de la
physique, en ce que la preuve phénoménologique réduit de fait
l'existence aux états du réalisé, sans aussi inclure ce qui existe
ou est réalisé ailleurs
et qui est hors possibilité d'expérience, autant qu'exclure le réalisable
ici en d'autres circonstances. Un concept de réalisation à ne pas
réduire la réalité aux simples reconductions stochastiques du déjà
effectué. ![]()
