
Cette page pour marquer le projet d'une réflexion en cours.
Demain nous tiendrons certainement que les différences individuelles qui se sont formées au travers des cultures depuis la diversité des écoles de vie sont une inestimable richesse pour l'avenir de l'humanité. Et dans cette circonstance, au contraire de tolérer ces différences lorsqu'on est en quête partisane d'une pensée unique, tenter de les comprendre se fera certainement à pouvoir diminuer nos propres lacunes.
Déjà, pour retombée de cette disposition face au prêt-à-porter
intellectuel marquant l'idéologie présente, il est sans doute bien naïf
de croire que le critère de civilisation s'évaluera toujours en termes
de consommation, de jouissance des acquis, et donc à devoir promouvoir
la seule économie matérielle, ce auquel parait suspendue l'humanité
présente. Dans les pays "matériellement" développés, les activités de
production n'en sont déjà plus à satisfaire de simples besoins
matériels: un stade recherché à l'origine pour justifier par des motifs
humanitaires cette activité sociale. Preuve, s'il en est, le harcèlement
publicitaire. 400 milliards d'euros par an, c'est l'estimation sans
doute sous estimée des dépenses publicitaires mondiales dont l'unique
raison auprès des gens accédant au superflu, quand les plus riches
d'entre eux s'adonnent au luxe entraînant une misère compensatoire,
est de les inciter à surconsommer. Mais à combien
peut-on chiffrer, au titre de ce qui pénalise une macroéconomie
planétaire, l'incidence des concurrences (brevets et coûts juridiques de
l'appropriation des idées)? Il n'est aucune morale dans le monde des
affaires! Le terrain de bataille en ce domaine est livré aux avocats. Ce
qui motive le monde de la finance est de faire de bonnes affaires sans
se poser la question des conséquences. Point de morale sociale à
surproduire des intérêts particuliers au détriment des intérêts de
l'humanité. Or qu'est-ce qui est nouveau de cette disposition traversant
les siècles? Lorsque la pression des lois pouvait restreindre la
capacité prédatrice des intérêts particuliers à l'intérieur des nations,
des adaptations juridiques suivaient l'évolution de l'inventivité des
sources de profit. Mais à l'heure de la libre finance sans frontières,
le droit des États nationalistes, pour cause d'en être encore à leurs
privilèges de souveraineté, perd ses possibilités de contrôler le monde
de la finance. Et précisément, pour cause des séparations territoriales
dans la souveraineté des États nationalistes, à combien encore chiffrer
le lot des dépenses militaires venant de tels privilèges archaïques,
tout aussi inutiles pour le bien-être de l'humanité? Le leitmotiv
sous-entendu convenant à la majorité politique des États s'enfermant
dans le présent est à se dire: «si nous ne profitons pas
opportunément et sans retenue de ce que nous avons hérité, d'autres que
nous ne s'en priveront pas, ce qui fait que nous serions bien bête
de ne
pas faire comme les autres». Les conséquences sociales d'une
semblable option individualiste des politiques nationalistes sont là,
inévitables!
Je n'avance pas ces choses à satisfaire une demande quasi endémique en
prophétisme apocalyptique. Il est aisé de prévoir que beaucoup de personnes se suffiront encore longtemps
de leurs dépendances au système social qui ne profite qu'aux
micro-économies, et qu'elles ne chercheront pas le dépassement des satisfactions
correspondantes. Mais ce but ne doit-il pas dès à présent s'effacer pour
certains qui, d'âme et de conscience aperçoivent ce qui se trouve
potentialité dans l'être humain venant d'envisager l'avenir autrement
que comme la simple reconduction déterministe du passé?
L'évolution des mentalités progressant, il devient raisonnable de
prédire qu'à ne plus consacrer le meilleur de sa vie à l'emprise de
ce qu'on peut avoir, un nombre non négligeable de
personnes découvriront aussi ce qui les fait être: la
qualité de pensée, une vie intérieure, une culture et des relations
humaines formatrices de soi, autant qu'enrichissantes… Autrement dit,
surajoutant à la maîtrise environnementale en vue de son appropriation,
des préoccupations qui ne négligeront pas l'accomplissement de l'être
humain lui-même.
Au travers de ce qui sanctionne la réussite ou l'échec dans le référentiel des biens matériels, ce qui caractérise aujourd'hui les minorités de conviction est précisément d'explorer de nouvelles valeurs à vivre; de celles, nombreuses, qui restent encore à connaître afin de continuer d'accomplir le potentialisé dans la nature humaine. Nous l'avons vu à propos d'une métascience ne séparant plus la physique d'une nécessaire métaphysique complémentaire, en vue d'une sapience personnelle émancipatrice des enseignements académiques à faire idéologiquement époque. Le Cosmos n'est pas, il devient, réalisant ce qui est potentialisé en lui. De même qu'il semble que ce soit une illusion de considérer que le Cosmos est, de même pour nous: nous ne sommes pas, nous devenons. Le monde intègre dans son moyen, tout comme le devenir humain considéré comme élément du devenir du monde, un processus réalisateur sous-jacent d'une instance performatrice répondant au potentialisé.
Une disposition à inclure la phénoménologie sociale de la façon que voici. Les choix personnels et personnalisables qui nous mobilisent chacun dans les coordonnées du meilleur, du plus beau et du plus vraisemblable ne cesseront pas de se perfectionner au cours des siècles. C'est donc d'une façon corrélée à l'évolution de l'humanité elle-même que les générations successives passent par des paliers organisateurs de la complexification sociale. Après des évolutions effectuées par le passé allant de la tribu aux nations, en passant par les féodalités et les royaumes, nous visons présentement la globalisation des moyens humains se concrétisant au niveau mondial de participation. Conséquemment, dans le contexte actuel des séparations ethniques et institutionnelles qui restent parmi les richesses acquises aux acteurs du passé, ce ne sont plus des appartenances nationalistes qui peuvent ouvrir les mentalités sur un devenir se configurant aujourd'hui à passer le cap de la complexité des relations sociales advenant maintenant au niveau planétaire, mais le mixage interculturel, le métissage formant progressivement l'avenir d'une société civile, au sortir de beaucoup de traditions plus ou moins sclérosées, parce que refermées sur elles-mêmes.
C'est dans l'émancipation individuelle, par laquelle on est à
s'ébrouer de la poussière résiduelle des siècles passés, qu'une nouvelle
ouverture mentale est requise pour participer du futur. Car durant
l'inévitable période de transition entre deux époques, les traditions,
dans leurs configurations refermées sur des clôtures culturelles et des
frontières territoriales, ne peuvent guère servir de modèle. Tant il est
vrai qu'au vin nouveau, et semblablement pour la cuvée des idéaux
advenant de nouveaux entendements, les vieilles outres ne conviennent
plus. Ce qui fait que durant les périodes d'adaptation entre deux états
sociologiques —en l'occurrence entre deux ordres: le territorial et le
mondial—, rien ne semble pouvoir remplacer le jugement personnel
délibéré en conscience. Mais est-ce à devoir considérer le
passé sous l'angle des profits et des pertes, au sens de nos anciens
étalons de mesure? Non pas, puisque pour ce qui relève du processus de
réalisation, la possibilité du nouveau advient en raison directe du déjà
réalisé. Comprenons le bien: au moment de la naissance des nations, ce
qui a péri fut le pouvoir des féodalités seigneuriales, pas les bourgs,
ni les régions, sauf comme dommages de guerre entre seigneurs. Et c'est
de même qu'avec la mondialisation, ce qui est périssable vise le
nationalisme étatique installé dans ses anciennes prérogatives de
souveraineté, pas les nations, sauf encore dommages de guerre entre les
nations. C'est encore semblablement que le fil d'Ariane d'une future
communauté civile sans frontières autres que terrestres ne passe
nullement par la fin des institutions religieuses, académiques et
politiques: ce fil d'Ariane est à nous conduire seulement au delà de la
séparation dogmatique des religions et idéologique des politiques
nationalistes.
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Non, le monde propre à l'humanité ne changera pas indépendamment des activités personnelles de chacun, celles venant de participer positivement du monde dans la responsabilité de soi qui se pose inséparable du libre-arbitre. Certainement, ce monde-là continuera de se réaliser au prorata des efforts et des luttes de chacun dont les expressions volontaires s'accordent avec ce qu'on entend et aperçoit à l'intérieur de soi par l'esprit. |
En l'atelier mondial des échanges interpersonnels, ce auquel nous
aspirons par-delà des insuffisances individuelles, nous l'apercevons au
travers des idéaux. Des innovations heuristiques, épistémiques,
philosophiques et spirituelles qui dépendent du renouvellement de tels
idéaux. Exercées dans l'autonomie de soi, ces innovations participent du
renouveau de la pensée venant du vécu de la personne se réappropriant
une sapience, une sagesse et une foi à dépasser les dogmes à leur
propos.
Certes, si l'on en juge dans la clôture mentale objectivement restreinte à l'actuel, c'est-à-dire réduite aux possibilités présentes tenant compte de multiples inerties conservatrices, ces choses apparaitront bien utopiques. Mais l'esprit, lui, ne se reconnaît pas en cet enfermement mental se tournant vers le seul principe déterministe de la causalité des interactions phénoménologiques. Ce qui est impossible restrictivement aux conditions de l'actualisé est en effet très réduit par rapport à l'entendement de ce qui se trouve potentialisé sur l'échelle du temporalisable dans l'instance cosmique de réalisation performative. Et c'est faire acte d'un esprit positif que de ne pas court-circuiter le temps de transformation réalisant ce qui est potentialisé dans l'humanité, jusqu'à tenir l'entendement d'un monde idéal pour rien, à ne considérer que la seule maintenance phénoménologique des états réalisés de ce qui est en devenir. Autrement dit, ce n'est semble-t-il nullement d'être guidé par des idéaux qui s'avère utopique, mais bien plutôt de ne pas tenir compte de l'histoire pour saisir ce qui est réaliste de vouloir au présent. Par exemple, lorsqu'on s'en tient aux seules causalités physiques, croire qu'éradiquer les prédateurs, les indifférents et les profiteurs (les "mauvais", en tant que socialement non souhaités), cela peut faire progresser le bien et le bon dans nos systèmes de sociétés. Ou encore qu'accroître la liberté des plus riches peut diminuer la pauvreté, puisque ce trait est représentatif de l'actuelle idéologie économique dans les dispositifs coercitifs des populations laborieuses,(1) en plus que les lois liberticides contre-démocratiques qui sont à le permettre, ne font qu'enrailler les dispositions naturelles des individus à participer volontairement des améliorations sociales au prorata des efforts personnels dépensés pour s'améliorer eux-mêmes. En référence à notre époque, on peut dire que la démocratie est la meilleure forme de gouvernement, déjà en ce qu'elle permet de prévenir dans une certaine mesure les dérapages du pouvoir. Mais c'est à la condition que les politiques ne se suffisent pas de simulacres démocratiques en promulguant des lois qui ne sont qu'à satisfaire les apparences de l'équité.
(1) Résultat, en seulement une décennie le nombre de milliardaires à été multiplié par 5, tandis que l'appauvrissement des laborieux a augmenté en proportion, puisque c'est aujourd'hui 40 % de la population qui ne reçoit plus que 5 % des revenus mondiaux. Pour comble, ces chiffres viennent du rapport 2007-2008 du Programme des Nations unies pour le développement!
DVH (Défense des Valeurs Humaines) fut une minuscule association loi 1901 créée en janvier 1994. Elle donna lieu à des échanges amicaux autour d'une revue de philosophie, À VENIR (ISSN 1165-9637), de parution trimestrielle et diffusée à 35 exemplaires. La revue cessant de paraître pour cause de ce qu'elle absorbait trop mes loisirs occupés d'autres projets, l'association fut mise en veilleuse, pour finir par s'éteindre naturellement comme tout ce qui naît ainsi qu'un moyen; seule l'amitié subsista. Cette fin très naturelle de l'association qui représentait une tentative de participer très modestement de l'émancipation humaine est pour moi une leçon à m'ouvrir les yeux sur l'essentiel, savoir que la forme associative ne peut s'exprimer communautairement qu'à se caractériser par rapport à ce qui est hors d'elle. L'association parait alors un moyen inapproprié pour conduire l'acquisition d'une sapience et d'une sagesse des choix d'actions susceptibles de s'assortir du principe de souveraineté de la personne quant à son destin personnel.

Dans mon idée, la forme associative est contradictoire, et consécutivement inappropriée à la pleine émancipation individuelle à permettre une libre participation sociale, sinon comme amicale. Cela vient de ce que le parcours de chacun entreprenant de progresser dans l'autonomie personnelle repose sur des forces, efforts et luttes dont la source se trouve en soi. Oui, ce qui peut soutenir de l'extérieur des mutations entreprises en chacun passe par les sentiments humains et une ouverture aux autres, bien peu par le moyen des clôtures relevant de groupements d'intérêts, fussent-ils spirituels, en ce qu'ils sont plus ou moins grevés de soumissions consenties.
Ce que voici n'est pas à nier le bienfait associatif dans les structurations sociétales, mais à dire que le progrès personnel est personnalisable et que, en ayant sa source à l'intérieur de soi, il parait indépendant d'autrui au sens de n'être pas soumis à autre que soi pour advenir et se développer.
L'avancement des technosciences, en poursuivant la connaissance et la maîtrise du monde matériel, représente ce qui mobilisa jusqu'à notre époque le meilleur de l'humanité. Une réalisation si bien aiguillonnée par ce qui caractérise notre degré de civilisation que représentent toutes sortes d'entreprises de production et de groupements de consommateurs en concurrence les uns les autres. Cependant qu'une idéologie visant à améliorer le milieu matériel de la vie, bien qu'il soit souhaitable d'en poursuive l'accomplissement, ne pourra satisfaire aussi ce qui en continuité rendra compte des interrogations expliquant les actes que nous entreprenons dans le for intérieur du libre arbitre humain en vue d'être. Autrement dit, subsisteront des progressions de soi que ne pourront concerner, en tant que finalité, l'amélioration de notre niveau matériel de vie.
À complémenter les progrès technoscientifiques dans la maîtrise de
notre environnement, sont alors des entendements provenant des
ressources d'une vie intérieure. Entendements personnels à permettre,
dans l'autonomie de son propre vécu, la progression des
personnes elles-mêmes.
Des progrès sociologiques et gouvernementaux firent que nous pouvons maintenant soutenir que la personne humaine est fin et non moyen; que par sa faculté de personnalisation, l'humain est doué de propres ressources intérieures pour la possibilité qu'il a de s'affranchir des conditionnements et comportements hérités, tout comme il s'affranchit des contraintes environnementales. D'un point de vue juridique, la souveraineté par libre arbitre de la personne humaine considérée en rapport des réalisations de ses propres finalités et ses choix personnalisés de participer du monde, se dégage des conventions internationales des Droits à la personnalité dotant tout humain d'une opposition absolue en ce qui est de son intégrité et de ses propres choix à autodétermination. Mais dès lors qu'il restera des mentalités d'esclaves, de soumis et d'exploités, il y aura encore des tyrans et des dictateurs, des conducteurs de troupeaux et des gens occupés de cupidités. Le revers de l'un à l'autre d'une telle configuration est par nature indissociable et fait référence au processus de progression de l'être humain. L'émancipation de la personne humaine ne peut venir de seulement la reconnaître socialement de droit. Par nature, l'émancipation individuelle ne provient pas de l'extérieur. Si son constat peut être entériné par l'observation des résultantes collectives, l'émancipation ne s'acquiert qu'individuellement, c'est-à-dire moins en correspondance à des luttes sociales, qu'à partir des réalisations de soi, de celles qui impliquent encore plus de courage que le face-à-face aux difficultés du milieu de vie, mais qui nous libèrent vraiment.
C'est à la disposition que nous venons de voir que la souveraineté de
soi engage chacun à pouvoir de lui-même choisir:
— d'agir depuis des dispositions réciproques par affectio
societatis, en tant qu'intention, depuis des sympathies vécues qui
ont pour retombée pratique de collaborer sur un pied d'égalité, pas
seulement en droit, mais de plus en fait; égalité précisément fondée sur
la souveraineté de la personnalité propre à chacun, indépendamment des
différences en qualifications tenant aux fonctions exercées, ou à des
différences d'acquis en propriétés matérielles;
— De progresser par soi-même en droiture, au fil d'une actorialité vécue
au monde des personnes visant à réduire, par des actes librement
personnalisés, la distance de ce que chacun aperçoit d'âme et de
conscience en évoluant dans les trois coordonnées que sont la recherche
de toujours plus de beauté, de vérité, et du bien faire; donc sans
soumission, ni contrôle d'aucun semblable et, consécutivement, à tenir
aussi par réciprocité les mêmes considérations pour tout autre que soi;
— De collaborer à l'édification des valeurs humaines, autant qu'à leur
défense en vue de la progression d'une citoyenneté toujours plus
universelle venant, non pas d'agir sur autrui, mais sur soi-même.
Notons que créditer ce qu'on vient de proposer dans son expression succincte et perfectible préfigurant le libre choix d'autonomie responsable implique, en tant que ce choix est ou n'est pas partageable, d'admettre pour d'autres et d'autoriser par cohérence son aspect contraire aliénant. Savoir, pleinement accorder qu'en référence au même circonstanciel, des personnes puissent choisir d'exercer leur tutelle sur d'autres individus, et tel qu'elles soient confrontées aux mêmes dispositions d'autrui vis-à-vis d'elles-mêmes, que ce soit sous la forme consentie, ou que ce le soit d'une manière coercitive.
Pour la raison que cette liberté n'est ici validée d'âme et de conscience qu'à faire vivre l'épanouissement de la personne humaine dans sa libre participation du collectif, elle se trouve posée de façon pragmatique à n'avoir besoin d'aucun parti politique, d'aucune institution religieuse, comme d'aucun dogme philosophique à devoir l'entériner. C'est semble-t-il la seule façon d'admettre le critère d'autonomie responsable sans faire référence à la dignité humaine, ou au caractère sacré de l'humain par extension de son origine divine. En effet, historiquement c'est une liberté naturelle qui de facto antécède les dispositions fondatrices constitutives d'un droit institutionnel, pas l'inverse. Qu'on démontre sinon comment faire abstraction du principe de liberté, en conservant la notion de jurisprudence, puisque de factice, en tant qu'artifice social, elle devient alors fictive: elle perd sa réalité, le droit n'ayant plus de raison d'être s'il ne concerne pas le critère de liberté.
Le droit de la personne
trouve son revers qui lui est complémentaire avec le devoir de
réciprocité. Dans son aspect positif, la considération des valeurs
humaines aperçues d'âme et de conscience se pose à les faire croître et
fructifier en prenant pour terrain ce que nous vivons dans
l'expérience du libre arbitre de soi. Donc aucunement à se
constituer les gendarmes faisant respecter des interdits ancestraux.
Car autre chose que la fonction de gendarme est de devenir par soi-même un
artisan animé de volonté d'ouverture auprès d'autres sensibilités
ordinairement cataloguées de marginales pour cause de constituer des
interprétations parallèles de la réalité. Cela se peut en apercevant que
chacune de ces interprétations ne peut être que relative et donc
incomplète, relevant d'expressions singulières du potentialisé dans
l'humanité.
En tant que fondée sur l'intercommunication d'une recherche
personnalisée susceptible de motiver des choix personnels de conduite et
qui sont donc personnalisables, les discussions fondées sur des opinions
inévitablement diversifiées sont au mieux à faire vivre le partage d'un
donné à réfléchir hors tout dessein de distribuer des savoirs à
consommer. Des concepts nouveaux peuvent surgir à déranger nos idées
préconçues, mais c'est de cela que peut germer en nous le doute qui, si
fréquemment, nous sauve d'une sclérose progressant pour cause de
certitudes. Aussi, ce qui guide ce choix de porter ainsi notre regard
sur l'avenir est de penser qu'au progrès des personnes, partager de
nouvelles interrogations est de plus de profit qu'apporter
autoritairement des réponses.
Pour ne pas séduire au moyen de vérités jugées incontournables, ces
interrogations sont source de remises en question personnelles, avant de
pouvoir avancer les matériaux pour construire de meilleures
représentations. Si, par suite de les diffuser, il nous arrive de déranger
ou de bousculer des idées toutes faites, ce n'est pas dans l'intention
de choquer, ni de heurter autrui par le biais de cela auquel il est à
croire comme une différence expérientielle acquise à partir de son vécu
personnel, et encore moins de chercher à lui imposer des opinions.
Des relations qu'on souhaiterait de cela plus humaines que dans le
contexte des concurrences sont au mieux à satisfaire des sympathies
venant de partager un champ commun de recherches assorties de luttes
personnelles (au sens de s'effectuer en soi à ne pas exclure des misères
intérieures et des difficultés de vie). Ce sont des sympathies et
sentiments humains qui soutiennent et portent cela qui reste axé sur les
efforts personnels disant oui aux nourritures apportant avec elles la
chaleur nécessaire au métabolisme des âmes à sang chaud et non aux
satellisations autour de dogmes à capter des inclinations partisanes.
En dernier ressort, les efforts que chacun entreprend dans une
continuité à progresser en lui-même sont peut-être dans l'art toujours
personnalisé d'une ouverture conscientielle en quête du mieux et par
laquelle on ne trouve jamais vraiment ce qu'on cherche, concilié à cela
que l'on découvre auprès d'autres sans l'avoir vraiment cherché.
Pour conclure, il n'y a pas qu'au niveau du monde des affaires que les
frontières s'abolissent. Pour les prochaines générations, la libre entreprise des progrès de soi, dès
qu'elle a pour cadre une participation civile interpersonnelle, est
aussi à devoir ne pas méconnaître l'autre au niveau mondial.
Jean ALPHONSE
octobre 2009
