
L'épistémologie concerne l'étude des logiques par lesquelles nous construisons ce que nous tenons pour vrai. La vérité varie selon les individus, et l'on retrouve des vérités officielles variant dans le temps, comme au travers de la diversité des cultures. C'est qu'en pratique ce que nous tenons pour vrai s'édifie continûment dans l'interface intellectuellement active entre nos projets, et les recettes qui nous permettent d'agir efficacement au monde pour réaliser nos buts. Or quand nos déterminations, objectifs et desseins changent, cela entraîne une remise en cause de ce que nous tenions pour vrai d'une façon abusivement universelle et absolutiste.
L'obscurantisme
du Moyen-âge occidental fut moins redevable au manque de curiosité pour
la continuité de nouvelles connaissances susceptibles de nous qualifier
au monde, qu'à la politique inquisitoriale et répressive jugulant la
diffusion des savoirs contrariant la scolastique de l'officialisé à
convenir au pouvoir dans l'époque. La question est alors celle-ci:
vivons-nous semblablement avec les modernes l’époque d’un inter-âge
obscurantiste à permettre un renouveau de la pensée? Autrement dit, y a
t-il une vie personnalisable pour la pensée après le formatage
universitaire requérant de regarder le monde avec les œillères
académiques limitant à la preuve du physiquement senti notre critère de véridiction?
Aujourd'hui, des connaissances émergentes pour rendre compte de la vie
mieux que ne le font les savoirs des clercs spécialistes réduisant le
vivant à des substrats physicochimiques, semblent subir un sort
semblable aux penseurs qui ne rentraient pas dans le moule de la
scolastique moyenâgeuse. Et cette nouvelle inquisition advient au motif
de la protection des familles, à partir de la répression des minorités
de conviction par le pouvoir laïque tirant profit du matérialisme
technoscientifique. Mais l'on montre que ce ne peut être pour la vie
intellectuelle que le temps d'une éclipse entre deux époques.
Réflexions candides sur l'épistémologie 372 pages, 2276 Ko
ISBN 2-9504817-3-6
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On ne remplacera jamais les profondes réflexions qui menèrent aux découvertes scientifiques, celles qui sont universelles, par les théories et opinions des spécialistes qui à l'encontre se succèdent les unes aux autres.
C'est un régal de parcourir les documents issus de l'astronomie tant physique que de position. voilà une discipline mature qui avance précautionneusement à ne plus mélanger astronomie et astrologie. Ce n'est certainement pas encore le cas de la climatologie. Nous pouvons en juger au prorata des prédictions autoritaires qui mènent au réchauffement planétaire du fait de l'activité humaine pour les cinquante prochaines années, alors que les prévisions météorologiques ne dépassent pas quelques jours.
Le cas du réchauffement planétaire par la faute des consommateurs d'énergie fossile est en effet exemplaire. Le verdict des spécialistes rendant le CO2 responsable est pour le moment sans appel. Les mouvements écologiques (du moins de la sorte qui ne peut vivre que grâce aux médias), s'en empare pour faire pression sur les gouvernements. Par suite, les principaux gouvernements de la planète sont tout heureux de pouvoir lever de nouvelles taxes. Ils se réunissent maintenant régulièrement à l'occasion de grandes réceptions conviviales pour débattre avec le plus grand sérieux du pourcentage de CO2 qu'il convient d'économiser dans les consommations humaines.
Pour meubler le début du XXIe siècle, voici ce qui fait l'actualité. Pourtant force est de constater qu'à l'exemple de la bourse, le climat n'a jamais été stable. Le Moyen-âge connut une période de réchauffement tel que cela permit aux Vikings de cultiver au Groenland. Elle fut suivie du Petit âge des glaces allant de 1450 à 1850, qui entraîna bien des misères à cause d'une croissance végétale ralentie dans les pays tempérés. Depuis, nous assistons au recul des glaciers s'étant formés durant les 400 années qui précédèrent la présente période de réchauffement. Atroce! C'est un changement insupportable. Pensez, les récoltes sont partout meilleures que lorsque les froidures étaient moins propices au développement végétal, même si pour compenser, la densité des épicéas diminuant fait que nous ne pouvons plus reproduire depuis l'excellente sonorité des fameux violons Stradivarius, du fait que cette espèce d'arbres croît maintenant plus vite.
Faut-il un coupable? On trouvera depuis les plus belles déductions convenant aux méthodes moyenâgeuses le bouc émissaire tout désigné pour satisfaire le besoin de sécularisation convenant aux esprits conservateurs. Que coïncide au présent réchauffement planétaire succédant au Petit âge des glaces de 1450 à 1850 un réchauffement apparentable dans le système solaire —que dans le même temps Mars voit diminuer ses calottes glaciaires et que nous enregistrions pour Pluton, la planète la plus éloignée du système solaire, une température moyenne de surface augmentée de 3 degrés Celsius ce dernier siècle—, voilà qui serait saugrenu de prendre en compte dans les théories des climatologues ayant leur audience auprès des médias. Bien sûr, c'est certain, tous les ‘scientifiques’ sont d'accord: si les glaciers fondent, les coupables ne peuvent être que les consommateurs d'énergie non renouvelable. Et puis tout le monde le sait: Le temps n'est plus ce qu'il était! C'est comme les hommes, il est détraqué!
Voilà pour ceux qui voudraient que rien ne change au cours des temps afin de ne pas perturber leur propre état: pouvoir être et avoir sans changement. Mais pour qui choisit de regarder l'avenir en face sont fort heureusement des données enregistrées dans les annales météorologiques permettant de réfléchir par soi-même.
An 400: Le froid fut si rigoureux que le 28 Janvier le Rhône était gelé sur toute sa largeur et que les voyageurs à pied ou à cheval, allaient sur la glace sans aucun risque entre Vivarais et Dauphiné. An 460: L'Ardèche et la Durance furent entièrement prises par les glaces.
462: Le Var est tout gelé. Les troupes passent le Danube sur la glace. Le Rhône fut pris dans toute sa largeur. 547: On traverse à pied sec les fleuves de France, gelés par le froid. 558: La Mer Noire (les bords) est couverte de glace pendant 20 jours. 559: Le Danube est gelé. 566: Hiver très long et très rigoureux qui fit périr un grand nombre d'animaux. 608: L'hiver détruit les vignes dans une grande partie de la France. 763: Long et terrible hiver en Orient. La Mer Noire gèle. La mer de Marmara est gelée aussi. Le détroit des Dardanelles réunit l'Asie à l'Europe par une surface solide. Les murs de Constantinople sont en partie démolis par la débâcle des glaces. L'été qui suit est excessivement chaud. Dans l'intérieur de la Gaule, des froids extraordinaires furent signalés du début d'Octobre 763 à la fin de Février 764. La mer fut gelée sur nos côtes. En certaines contrées de notre Pays, il serait tombé, au dire des historiens, jusqu'à 10 m de neige.
775: Été très chaud. 808: Un hiver chaud. 850: Chaleur et sécheresse épouvantables pendant l'été qui engendrent la famine et des horreurs difficiles à croire. 851 et 852: Été très chaud. 987: Chaleurs épouvantables qui engendrent une famine de cinq ans. 988: Le froid de l'hiver détruit toutes les semailles. 994: Été très chaud. 995: Été excessivement chaud, les arbres s'enflammaient spontanément. 1000: Été très chaud. Les rivières furent mises à sec et le poisson se putréfia en quelques heures: La puanteur qui en résultat amena la peste.
1073/1074: Froid très vif en France et congélation de la plupart des fleuves. Fortes gelées de début novembre au 15 avril, accompagnées d'un vent de Nord et desséchant.
1076/1077: Autre hiver très rigoureux qui fit périr beaucoup d'arbres et de vignes. Il fut l'un des plus rudes du XIe siècle, d'après les témoignages des contemporains. De très fortes gelées se produisirent du 1er novembre au 15 avril, et le Rhin, ainsi que le Lac de Constance furent pris par les glaces, de la St Martin jusqu'à la fin mars. Cette année fut si étrangement froide que la plupart des arbres, vignes et fruitiers moururent, que les semences en furent intéressées et que la terre devint stérile pour les quelques années suivantes.
1114/1115: Hiver terrible en Bretagne, de même qu'en Angleterre. La mer gela dans la Manche à quelque distance des côtes, et les pierres les plus grosses se fendirent avec éclat.
1124: Beaucoup de femmes et d'enfants succombent à la rigueur du froid.
1124/1125: Froids extraordinaires avec chutes de neige abondantes en France, en Allemagne et en Italie. Dans les rivières la glace était si solide et si épaisse qu'elle supportait les voitures chargées; les chevaux circulaient sur le Rhin comme sur la terre ferme. Ces intempéries se prolongèrent tellement que les arbres ne prirent leurs feuilles qu'en mai.
1419/1420: Hiver très rude en France. Grande mortalité à Paris par l'action du froid. Les loups pénétraient jusque dans les faubourgs de la capitale, qui se trouvaient alors aux mains des Anglais.
1422/1423: Froids excessifs dans le Nord de la France et en Hollande. La Seine fut prise en janvier. Il faisait si froid que personne ne pouvait travailler, mais seulement sauter, courir ou autres jeux pour s'échauffer. Les coqs et gélines avaient les crêtes gelées jusqu'à la tête. Ces fortes gelées, accompagnées de neige, durèrent jusqu'au 20 mars.
1430: On va de Suède en Danemark sur la glace. Le Danube reste gelé pendant deux mois.
1434/1435: Hiver très long, appelé en Angleterre La grande gelée car il s'y prolongea du 24 novembre. au 10 février. Dans le Nord il neigea pendant 40 jours consécutifs, la nuit comme le jour. De nombreux lacs et fleuves furent gelés. Les plus lourdes voitures traversaient la Seine et Moselle.
1457/1458: Du 20 novembre jusqu'à la fin février l'hiver se montra très rigoureux. De nombreuses rivières furent prises par les glaces et une armée de 40.000 hommes put camper sur le Danube congelé. La saison se termina, dans la région parisienne, par une abondance exceptionnelle de chutes de neige.
1468: Pendant la guerre de Flandre, on dut couper à la hache la ration de vin des soldats.
1480/1481: L'hiver fut très froid et très long car il se prolongea pendant plus de six mois. La Seine, l'Oise, la Marne, l'Yonne furent gelées. En Bretagne, des gelées d'une exceptionnelle intensité se produisirent de Noël à la fin février. Les vignes périrent en grand nombre dans l'Est: dans certaines contrées, on coupait le vin avec la hache et la cognée et on le vendait au poids.
1540: Par suite de sa chaleur remarquable dans toute la France, 1540 a été appelé par de nombreux chroniqueurs soit la chaude année, soit l'année de la soilié (sécheresse). On moissonne en juin, aussi bien en Bretagne que dans la Somme et en Lorraine; dans l'Est les vendanges se font en août. On passe à pied sec toutes les rivières de l'Est, notamment le Doubs et les moulins de la Garonne doivent s'arrêter, faute d'eau.
1568/1569: En décembre 1568 toutes les rivières de France furent prises par les glaces. Le froid reprit ensuite en février, mars et avril. En Vendée, les rigueurs de cet hiver se firent sentir de Noël 68 à la St Vincent 1569. Devant Bordeaux la mer gela et la glace y était de la hauteur d'un homme. En Provence de nombreux oliviers et figuiers furent tués par ces gelées.
1585: L'hiver est très chaud: on voit des fleurs en janvier, et les blés ont des épis à Pâques; mais la semaine du 21 mai est extrêmement froide. Les pluies, très abondantes pendant l'année occasionnent des inondations; le Rhône, en particulier, emporte les murailles de la basse ville de Valence. L'automne amène une grande quantité de chenilles. Les arbres, les haies, les murailles, les routes même, tout est couvert.
1595: L'hiver se montre excessivement rigoureux. La mer gèle à Marseille et à Venise. L'Isère est gelée en plusieurs endroits et l'on peut la passer sur la glace jusqu'au 12 mars, Le froid reprit le 13 avril avec une intensité aussi grande qu'en décembre 1594, ce qui occasionna à Paris beaucoup de morts subites, principalement chez les femmes et les petits enfants: à cette date, de nombreuses hirondelles tombent, mortes de froid. Chutes de neige et mauvais temps durent jusqu'au 1er mai. Le 12 août, forte pluie.
1607/1608; Appelé pendant longtemps le grand hiver, car de la mi-décembre à la mi-mars les rigueurs d'un froid intense se firent sentir sur toute l'Europe. On compta 55 jours de gel consécutifs. Mezeray écrivait, dans son Histoire de France ... elle (la froidure) pétrifia toutes les rivières, gela toutes les jeunes vignes, tua plus de moitié des oiseaux, et du gibier à la campagne, grand nombre de voyageurs par les chemins, et près de la quatrième partie du bétail dans les étables... Le Rhin fut pris depuis son embouchure jusqu'en amont de Cologne. Les chariots chargés traversèrent la Seine, la Saône fut gelée jusqu'en Bourgogne: des montagnes de glace se formèrent sur le fleuve à Lyon et menacèrent cette ville de grands désastres. En Champagne, le vin gelait sur les tables, quelques proches du feu qu'elles fussent.
1638: La Baltique gèle sur un espace de cinq à six lieues. Les troupes suédoises, artillerie comprise, passent de Fionie en Finlande, sur la glace. L'eau du port de Marseille gèle autour des galères; le Rhône est pris.
1657/1658: Les rigueurs de cet hiver se firent sentir sur toute l'Europe. À Paris, le trois de janvier et le début de février 1658, furent extrêmement froids et la Seine fut gelée du 1er au 21 février. Dans le Massif Central il y eut si grands froids que de mémoire d'homme on ne vit tant de glace dans le Lot.
1683/1684: Froid terrible surtout en janvier 1684. Le long des côtes d'Angleterre, de Hollande et de France, la mer fut gelée sur une étendue de plusieurs milles au point que, pendant plusieurs semaines, aucun bateau ne put sortir des ports ou y entrer: sur la Tamise même, qui resta gelée du 23 décembre au 7 février, on installa une foire qui put subsister pendant une quinzaine. D'après les écrivains du temps, un tiers des habitants des campagnes autour de Tours moururent de faim au cours de cet hiver. Dans le midi, il tomba des quantités de neige extraordinaires.
1709: Le commencement de cette année vit le plus terrible hiver de l'époque contemporaine. Le froid dépassa —23° à Paris. Tous les fleuves de l'Europe furent gelés, même sur les bords de la mer, à Marseille et à Cette, et les côtes de la Manche et de la Baltique; les lacs de Zurich et de Constance portèrent des charrettes. Le commerce et les travaux cessèrent; le Parlement arrêta ses séances. On coupait le pain à la hache, le vin gela dans les tonneaux et des cloches cassèrent en sonnant. La gelée brisait les pierres, fendait chênes et noyers jusqu'aux racines. Oliviers, orangers, figuiers, châtaigniers mouraient; tout périssait dans les jardins et les vergers. À Nyons, le froid tua tous les oliviers et fit émigrer la moitié de la population. Les céréales manquèrent dans la plus grande partie de la France, et il n'y eut guère qu'en Normandie, dans le Perche et sur les côtes de Bretagne qu'on put juste récolter la quantité de grains nécessaires pour assurer les semences. Le thermomètre s'abaissa jusqu'à —16,1° à Montpellier et —17°5 à Marseille.
1739/1740: Le nom d'année du GRAND HIVER est devenu propre à 1709, écrivait Réaumur dans les Mémoires de l'Académie des Sciences, celui du LONG HIVER est dû a aussi bon titre à 1740. La saison froide dura d'octobre 1739 à mars 1740; à Paris, on compta pendant ce temps, 75 jours de gelées dont 22 consécutifs. La neige tomba en grande abondance en janvier et février. Grâce à cette dernière circonstance, les blés se trouvèrent protégés et, au début de juin, ils présentaient une magnifique apparence. Malheureusement la récolte fut compromise par les froids pluvieux de l'été 1740, qui présenta une température si basse pour la saison que dans la région parisienne il avait gelé en 1740 pendant tous les mois de 1'année. En Provence et en Dauphiné les oliviers périrent.
1749: À partir du 10 Mai, on a beaucoup de pluies froides, bien souvent mêlées de tonnerres et de grêle, et même de neige. Le mois de Juin est très froid; il gèle la moitié du temps et surtout le 29 où la gelée est très intense. En Juillet, les brouillards endommagent les récoltes. Le 29, la grêle ravage le territoire de Portes à coté de Montélimar. Enfin, dès le 20 Octobre, on a à subir les rigueurs d'une température extraordinairement froide.
1829/1830: Cet hiver et celui de 1879/1880 ont été les deux plus rigoureux du XIXe siècle. L'hiver 1829/1830 débuta dès la mi-novembre dans toute l'Europe et se prolongea jusqu'à la fin Février, marqué dans le Languedoc et la Provence, par d'abondantes chutes de neige. De nombreux voituriers disparurent dans cette neige dont l'épaisseur en Normandie dépassait 2 m. Les oliviers, châtaigniers, mûriers et vignes périrent en grand nombre. La totalité des rivières et des fleuves de la France fut entièrement prise. Dans le port de Bordeaux, les navires eurent beaucoup à souffrir des glaces et on put patiner sur l'Adour, à Bayonne. Dans le Midi des troupes de loups se répandaient dans les villages, attaquaient les personnes, pénétraient sans crainte dans les étables. Comme en 1709 et 1789, les troupeaux périrent, les récoltes furent gelées en germe et une horrible famine se déchaîna. Le Lac d'Annecy fut complètement gelé, phénomène qui n'a été constaté qu'en 1573 et 1880. L'Isère gela également et on la traversait entièrement sur la glace entre Romans et Bourg-de-Péage. Le Rhône fut pris en un grand nombre de points, piétons et charrettes purent le traverser à Valence et Donzère. La débâcle des glaces sur les fleuves, lors du dégel, eut des conséquences désastreuses. Le pont d'Avignon fut battu par d'énormes blocs, qui finirent par emporter deux arches et ébranler les autres. À Lyon, les glaces accumulées formaient un barrage qui fit élever les eaux de plusieurs pieds; chassés enfin, les blocs rompirent les digues et se précipitèrent sur les usines bordant les rives du fleuve.
1857/1858: L'été est remarquablement sec au cours de ces deux années: aussi le niveau de la Seine, à Paris, s'abaisse-t-il fortement au dessous de la côte de 1719, à laquelle il est inférieur de 35 cm en 1857 et de 75 cm en 1858. Durant le mois de Juin 1858, le thermomètre atteint 35° dans la région parisienne et le Centre.
1859: Dans le mois de Juillet et dans toutes les régions de France, on note la plus forte moyenne thermique du XIXe siècle: les maxima ont atteint 36° à Paris, Tours et Lyon, 37° à Marseille et 41° à Montpellier.
1864: Dans le Midi, Juillet et Août sont particulièrement secs.
1870: Le mois de Juillet est remarquablement chaud; c'est dans le Centre et le Midi qu'on observe des maxima particulièrement élevés: 37°8 à Toulouse, 38°6 à Lyon, 39°7 à St Martin de Hinx (Landes), 41°2 à Poitiers.
1874 et 1876: les mois de Juillet de ces deux années sont remarquablement chauds dans de nombreuses régions de France. En 1874, le Thermomètre atteint 36° à Vendôme, 37°6 à Paris; il reste au dessus de 30° quatorze jours à Paris, dix neuf jours à Angers. En 1876, on enregistre 17 jours de température supérieure à 30° à Paris, 23 à Angers.
1881: Très fortes chaleurs dans toute la France, en particulier dans le Nord, le Centre, l'Est et le Sud: on note en Juillet 35° à Lille, 38°4 à Paris, 38°7 à Nantes, 40°5 à Bordeaux et 11° à Montpellier. Les maxima dépassent 30° au cours de 28 Journées à Marseille, 35 à Bordeaux et 38 à Perpignan.
1892: Août est remarquablement chaud dans le Centre et le Sud-ouest: dans ces dernières régions les maxima dépassent en général 40°.
1895: Le mois de Septembre est chaud et sec: à Paris, on note 35°5 le 7 Septembre et il ne tombe durant tout ce mois que 0 mm d'eau. Pendant cet été, on compte à Bordeaux 31 Jours et à Marseille 35 jours durant lesquels les maxima dépassent 30°. La sécheresse est absolue du 14 Août au 1er Octobre à Paris et du 8 Août au 29 Septembre à Toulouse.
1899: Au cours de cet été, particulièrement chaud en Août, on a noté 15 jours à Paris, 29 à Angers et 51 à Bordeaux pendant lesquels le thermomètre a été supérieur à 30°. À Paris, le total des jours de pluie n'est que de 115, valeur la plus basse qui ait été observée depuis le début des observations.
1900: Le thermomètre atteint 37°7 à Paris le 20 Juillet, 39°2 à Bordeaux et 40°0 à Nîmes le 18.

Conclusion: Est-il urgent que les gouvernements se réunissent pour prendre des mesures afin que nous puissions revenir au bon vieux temps? Autrement dit, est-il vraiment devenu impératif de priver la couverture végétale de la planète de son principal aliment, le CO2, en espérant que les glaciers reviennent empiéter sur le domaine conquis par le règne de la vie?
Braves gens, c'est-à-dire vous les laborieux, dormez paisiblement: ne fournissez aucun effort pour penser par vous-mêmes, puisque par vos impôts et taxes vous payez pour qu'on pense pour vous afin que les choses redeviennent normales. Cependant que, pour le cas où vous entreteniez quelque suspicion vis-à-vis d'éventuelles manipulations, ou que vous revendiquiez le droit de vous faire une opinion personnelle pour cause de tenir que les gouvernements et les spécialistes, tout comme les hirondelles, ne font pas le printemps, je peux encore vous communiquer le fichier pdf duquel sont tirées les citations météorologiques qui précèdent. Il s'agit d'un petit document resté en l'état dactylographié, que M. Albert Goujon entreprit de rédiger hors ses rémunérations en tant qu'ingénieur en chef de la Station Météorologique de Montélimar. L'auteur de ce recueil de données météorologiques précise que son document a pour origine les ‘Bulletins de la Société d'Archéologie et de Statistiques de la Drôme’ de Marius VILLARD, (Archives départementales), et le ‘Mémorial de la Météorologie Nationale, Climatologie de la France, n° 50’.
On peut aisément croire que bien d'autres documents sont à la disposition de tous les beaux théoriciens jouant des statistiques pour prophétiser opportunément les pires conséquences que représente ce fameux désastre qu'entraînerait le réchauffement épouvantable de 3 degrés Celsius en moyenne pour le demi-siècle à venir, si et seulement si 20 à 50 milliards d'individus, selon, venaient à consommer de l'énergie non renouvelable comme le font les 6,5 milliards d'individus actuels.
Note: le document en référence portant sur des annales météorologiques circule en photocopies depuis quelque 40 ans parmi des écologistes silencieux. Ils le sont, silencieux, parce qu'ils vivent la nature, au contraire de beaucoup de citadins qui en rêvent comme au moment des colonisations il était de mode pour ceux qui ne partaient pas de rêver à des contrées lointaines habitées de 'bons sauvages'. Des écologistes donc qui ne falsifient pas les données en vue d'apparaître dans les médias en habit de Sauveurs du monde.
Au titre de l'épistémologie des sciences, ces choses sont dites à ne vouloir blesser personne, bien que le ton vienne de ce que j'en ai personnellement assez que l'on dirige par des moyens de pression autoritaires ne supposant pas d'alternative, ce qu'il est impératif que je fasse et que je pense.
Jean ALPHONSE
décembre 2009